Jean-Philippe Pierron

  • Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des acteurs du travail du soin. Il vise à repenser dans une perspective interdisciplinaire et interprofessionnelle le concept fondamental de travail à l'aune de sa spécificité dans les services de soins.
    Le travail du soin ne repose pas que sur des compétences certifiées ou des actes techniques. Un regard, un geste, une présence, une écoute... : il tient pour beaucoup à ce qui ne s'inscrit pas dans les tableaux de bord. Ces dernières années, les transformations organisationnelles ont grandement modifié, voire altéré, les conditions dans lesquelles les soins sont apportés. Indicateurs de qualité, mesure de la rentabilité, cotation des actes : tout le travail du soin doit pouvoir être passé à la toise des managers. Comment expliquer que l'attention à l'autre fasse l'objet d'une telle déconsidération institutionnelle ? Comment prendre soin du travail alors qu'il suscite fatigue de la compassion voire épuisement professionnel ?

    Les auteurs, chercheurs en sciences humaines et sociales, soignants, personnes atteintes de maladies rares, étudient ces questions en interrogeant les conditions de possibilité du travail du soin. Ils analysent en particulier la valeur intangible de la relation dans le contexte d'organisations en tension. Les tensions découlent des rapports de pouvoir, des dispositifs de rationalisation et d'une certaine idée du management. Ils questionnent aussi la valeur travail, si difficile à juger lorsque l'essentiel de la pratique est invisible. Peut-être a-t-on pensé un peu vite que, comme elle n'était pas mesurée, elle ne comptait pas. Il s'agit alors de voir comment prendre en compte cette part impalpable du travail du soin afin de prendre soin du travail et, au-delà, de la qualité des soins et de la relation.

    Cet ouvrage s'adresse à l'ensemble des acteurs du travail du soin. Il vise à repenser dans une perspective interdisciplinaire et interprofessionnelle le concept fondamental de travail à l'aune de sa spécificité dans les services de soins.

  • La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse.
    Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de décision ; elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur celte question difficile et les problèmes qui en découlent.
    Quelle représentation se fait-on de la maladie ? Que va susciter son annonce ? Quelle place nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite " démente " ? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est " déchu " de son identité et d'une partie de ses droits ? L'enjeu de celte réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie.
    Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et " aidants " vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.

  • Essais sur l'accompagnement des mourants, dans le contexte des soins palliatifs, à la lumière de l'approche de la mort par Jankélévitch.

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