Psychanalyse

  • Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • Dans ces conférences où Freud prouve une fois de plus son talent à exposer ses idées, nous sommes guidés au coeur de la révolution psychanalytique : le moi n'est pas maître chez lui. Rien d'obscur ou de désincarné ici, mais le mouvement même de la psychanalyse, les phénomènes qu'elle prend en compte (rêves, lapsus, symptômes), les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose), et les notions qu'elle a forgées (libido, transfert, inconscient, etc.).

  • En cas d'amour : que faire ? Axe autour duquel tourne toute vie : aimer, être aimé. Avec toutes ses déclinaisons : reconnaissance, peur d'être abandonné, mesure de la jalousie, désir de possession, envie, délivrance, haine, détachement, paix.
    L'événement de l'amour est au coeur de ce livre. Depuis les histoires imaginaires que l'on se forge quand on est amoureux jusqu'au désir de vengeance de celui qui est quitté en passant par la jalousie, la fascination, la fusion amoureuse, la relation fraternelle, la dispute, le livre explore différentes figures de la passion et des blessures de l'attente amoureuse.
    On y rencontre l'écoute attentive et les désarrois d'une psychanalyste recueillant dans la chambre des secrets les mots de ceux qui viennent déposer là leur espérance.

  • Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.

  • La solitude nous angoisse, et pourtant nous avons tous besoin d'être seuls pour nous ressourcer. C'est l'un des paradoxes de l'être humain. Winnicott est le premier psychanalyste à s'être penché sur cette question. Dans La capacité d'être seul (1958), il montre comment le petit enfant , pour mûrir affectivement, fait l'expérience de la solitude bien que sa mère soit à ses côtés. Dans De la communication et de la non-communication (1963), il souligne l'importance de respecter le besoin d'isolement des patients pour leur permettre de revivre l'expérience infantile d'une solitude accompagnée et apaisante. Par son empathie et sa sollicitude, Winnicott est sans conteste le psychanalyste le plus actuel. Ce livre, qui replace au premier plan le rôle du corps, montre aussi que le bien-être mental peut passer par une simple présence physique.

  • La maison est notre enveloppe : elle sécrète un lien invisible qui unit ceux qui l'habitent. Elle crée l'intimité familiale et ordonne ce territoire avec les objets, reflets de notre inconscient. Le nouveau livre d'Alberto Eiguer étudie les formes subtiles que prend ce lien : acquisition, réparation, héritage, déménagement, perte. Tous ces événements qui ont un retentissement psychique puissant mais qui sont aussi la résultante de nos conflits intérieurs.

  • " Au-delà d'une simple recension des " vocables " psychanalytiques, ce Vocabulaire propose une réflexion, allant du plus simple au plus complexe, sur l'ensemble des concepts que Freud et d'autres à sa suite ont progressivement élaborés, pour rendre compte des découvertes de la psychanalyse. Notre commentaire a tenté, à propos des notions principales qu'il rencontrait, d'en lever ou tout au moins d'en éclairer les ambiguïtés, d'en expliciter les éventuelles contradictions. Il est rare que celles-ci ne débouchent pas sur une problématique susceptible d'être retrouvée dans l'expérience même. " (J. Laplanche, J.-B. Pontalis).
    Ce Vocabulaire, fut publié pour la première fois en 1967 dans une version reliée, puis repris dans la collection Quadrige et son succès, tant en France (plus de 100 000 exemplaires vendus) qu'à l'étranger (des éditions en dix-sept langues, de l'anglais au japonais, du suédois au turc et à l'arabe) ne s'est jamais démenti, preuve de la pertinence de ce travail " encore bien présent, même s'il serait améliorable... Il ne s'agissait pas de faire le tour de Freud mais de lancer des coups de sonde, d'approfondissement. Le contraire même d'une mise en manuel : une mise en problème " selon les termes de J. Laplanche.

  • "Chacun d'entre nous rêve, et probablement de quatre à cinq fois par nuit. Mais un rêve qui s'évanouit est comme un fruit qu'on n'a pas cueilli. Un rêve qui n'est pas interprété est comme une lettre qui n'a pas été lue.Toi qui rêves, mon frère, ne raconte pas ton rêve à un inconnu; ne laisse pas quelqu'un dont tu ignores les intentions énoncer des vérités sur toi à partir de ton rêve. Car le rêve se réalisera à partir de la parole de l'interprète.J'ai voulu écrire ce livre comme un guide d'interprétation des rêves, pour aider chacun d'entre nous dans les moments difficiles qu'il nous arrive de traverser.Ce livre est constitué de ma propre expérience de thérapeute, au cours de laquelle il m'est souvent arrivé, comme à la plupart de mes collègues, d'interpréter des rêves. Formé à la psychanalyse, j'ai toujours été convaincu que le rêve appelait par nature une interprétation. Rêver, c'est toujours et partout recevoir une interprétation!J'ai également cherché, dans ce livre, à croiser les données les plus récentes des disciplines les plus variées comme la neurophysiologie du rêve, la psychophysiologie, l'anthropologie sur le traitement traditionnel du rêve dans différentes cultures, la psychanalyse, mais aussi la mythologie" T.N.Une toute nouvelle interprétation des rêves.

  • Au terme d'un long parcours de recherche et jusqu'à ses plus récents travaux, paul-claude racamier nous emmène dans l'exploration d'un domaine clinique ancien comme le monde et cependant nouveau : celui de l'inceste.

    Inverse de l'oedipe, dérivé malencontreux de la séduction narcissique et de l'antoedipe, charnière entre psychose et perversion, et secret de tant de pathologies troublantes et mal comprises, l'incestuel complète les avancées originales de l'auteur dans la clinique et la théorie psychanalytique de l'individu et de la famille.
    Dans un style alerte et précis, émaillé d'images et parfois teinté d'humour et de poésie, l'auteur du psychanalyste sans divan, des schizophrènes, du génie des origines, d'antoedipe et ses destins et de son cortège conceptuel nous fait partager la découverte d'horizons inédits.

    Entre la folie de l'inceste et les charmes de la tendresse, en plus de la description des âpres paysages de l'incestuel, il nous offre un hommage aux beautés de la vie de la psyché.

  • Le moi-peau - 2eme edition

    Didier Anzieu

    • Dunod
    • 12 Octobre 1995

    La peau est l'enveloppe du corps, tout comme le moi tend à envelopper l'appareil psychique. Les structures et les fonctions de la peau peuvent donc fournir aux psychanalystes et aux psychologues des analogies fécondes pour les guider dans leur réflexion et leur technique.

  • En 1934, après avoir traversé une grave période de dépression à la suite de la mort accidentelle de l'un de ses fils, Melanie Klein fait au Congrès de Lucerne une conférence où elle formule pour la première fois sa célèbre théorie de la «position dépressive», que certains, tel Winnicott, placeront au même rang que la découverte par Freud du complexe d'Oedipe. Complété en 1940 par un autre, également publié ici, ce texte qui décrit avec une violence extrême la formation du psychisme de l'enfant est la pierre angulaire de tout le système conceptuel de Melanie Klein.

  • Publié en 1923, Le Moi et le Ça est un texte capital qui reçut un accueil enthousiaste de la part de la communauté psychanalytique. S'appuyant sur Le Livre du Ça que Georg Groddeck venait de faire paraître, Freud y prolonge les idées développées dans Au-delà du principe de plaisir (PBP n° 761 ), puis dans Psychologie des foules et analyse du moi (disponible dans Essais de psychanalyse, PBP n° 15). Ayant distingué et défini les trois instances qui vont révolutionner la théorie psychanalytique : le moi, le ça et le surmoi, il expose la forme " complète " du complexe d'oedipe, revient sur la bisexualité de chaque individu, teste la validité de l'hypothèse de la pulsion de mort qu'il avait abordée en 1920, s'intéresse au sentiment de culpabilité et aux formes de dépendance du moi.

  • L'analyse des controverses sur l'autisme permet d'illustrer le décalage entre les connaissances scientifiques stabilisées et les informations tronquées relevant du marketing ou d'intérêts particuliers, entre les revendications des mouvements associatifs les plus médiatisés et les besoins des familles de milieu plus modeste. L'auteur étudie les transformations à l'oeuvre dans les représentations et les définitions de l'autisme et leurs conséquences en matière de santé mentale, de psychiatrie et plus généralement de politiques de santé. Elle met en évidence l'émergence d'un lobbying associatif, d'une recomposition des relations entre associations et pouvoirs publics et le développement de logiques managériales.

  • Vertiges, tremblements ou frissons, nausées, palpitations, maux de ventre, poitrine oppressée : notre corps manifeste de mille façons que nous sommes pris d'angoisse. Mais comment la déchiffrer et peut-on s'en protéger ?

  • Si l'hypnose est le plus souvent réduite à un phénomène de soumission, de fascination, d'insensibilité, c'est que notre culture, qui a peu de moyens pour la penser, en retient seulement le négatif ou l'ombre portée.
    En réalité, l'hypnose est un état de veille intense, à l'instar du sommeil profond à partir duquel nous rêvons. de même que ce sommeil profond conditionne l'éclosion du pouvoir de rêver, de même cette veille intense nous fait accéder au pouvoir de configurer le monde.
    L'hypnose devient alors une vigilance accrue qui met à notre disposition les paramètres constitutifs de notre existence. ouverte aux dimensions de notre monde, elle s'oppose à la veille restreinte que nous connaissons dans notre vie de tous les jours.

    Loin d'être passive, l'hypnose nous permet, par l'imagination, d'anticiper et de transformer nos comportements et nos agissements. elle sollicite notre capacité à décider de notre place en relation avec les autres et notre environnement. en ce sens, elle relève non pas de la psychologie, mais d'une cosmologie. la pratique de l'hypnose, cette veille plus large et plus fine, peut devenir un art de vivre.
    Elle suppose un apprentissage qui n'a rien d'ésotérique et qui se contente de prendre appui sur les possibilités présentes en chacun.

  • « L'angoisse ne semble pas être ce qui vous étouffe, j'entends comme psychanalystes. Et pourtant, ce n'est pas trop dire que ça devrait. » Le Séminaire, livre X, est consacré à l'angoisse et s'est tenu en 1962-1963. C'est, parmi les Séminaires de Lacan, l'un des plus importants (Lacan lui-même y voyait le « point de rendez-vous » de sa réflexion), l'un des plus attendus donc, et pas simplement chez les psychanalystes.
    L'édition en a été assurée par Jacques-Alain Miller avec un souci appuyé de lisibilité.
    Comment s'arrange-t-on avec l'angoisse ? L'un des Séminaires les plus fondamentaux de Lacan.
    Comme pour les précédents volumes, l'édition est assurée par Jacques-Alain Miller, très médiatisé depuis quelques mois, et qui devrait lui-même accompagner cette parution par un livre (Bonheur à vendre) qui prolonge les analyses de Lacan sur l'angoisse.

  • La pathologie cérébrale modifie la conscience de soi et le rapport à l'autre, elle conduit à d'autres façons d'être au monde.
    Comment comprendre les personnes âgées démentes ? Comment entrer en relation avec elles ? Les manifestations de la vie psychique du sujet, l'expression de ses désirs et de ses conflits sont ici étudiées pour envisager ce que nous avons à créer et à soutenir au quotidien avec ces personnes.
    Si cet ouvrage contribue à la compréhension théorique des processus psychiques en jeu dans la démence, il a aussi pour finalité l'amélioration des pratiques soignantes et les dimensions relationnelles du soin et de l'accompagnement.
    Issu d'une longue pratique clinique en institution gériatrique et d'un travail de recherche en psychologie, ce livre se veut être un pas de plus vers la compréhension de la personne âgée atteinte de démence.
    « Notre conviction est que tout ce qui se manifeste entre eux et nous, y compris leur silence, leurs cris et leurs conduites en apparence les plus stéréotypées et dépourvues de sens, tire son existence de notre présence, de notre absence ou de notre disparition. » Pierre Charazac - Extrait de la préface.

  • Zoom, Skype, Whatsapp, téléphone... les thérapies en ligne sont en pleine expansion. Elles sont même devenues le seul moyen de poursuivre une thérapie lors du pic de l'épidémie de Covid-19 et du confinement. Pourquoi un tel engouement ? Quelle est leur singularité au regard des traitements classiques ? Quels sont les leviers d'action du thérapeute ?
    Modifications du cadre, effets affectifs liés à la distance, passion de la découverte, créativité, mais aussi angoisses et conflits éveillés par ce mode d'intimité avec autrui...
    Toute la cure se transforme avec la communication virtuelle.
    Bien plus que des outils intermédiaires qui facilitent la communication, ce sont des médiations thérapeutiques à l'instar du dessin, du jouet, du jeu d'enfant, de l'écriture, susceptibles d'apporter mobilisation, dynamique et éléments originaux à l'analyse. Une animation nouvelle est insufflée, la symbolisation largement mobilisée, l'inconscient s'y exprime largement. Les prémices d'une nouvelle ère et d'une transformation durable de la relation thérapeutique ? Cet ouvrage fait le point.

  • Indissociables dans le traitement de la folie, psychiatrie et psychanalyse ne doivent pas s'exclure l'une l'autre, mais au contraire s'enrichir l'une de l'autre. Telle est l'affirmation de Francesca Biagi-Chai, à la fois psychiatre et psychanalyste.
    Au cours d'entretiens menés par deux psychologues, Francesca Biagi-Chai répond à de multiples questions concernant la psychose et sa thérapie. Que sait-on aujourd'hui de ce désordre psychique ? Que nous apprend-il sur notre société et sur nous-mêmes ? Quelles mutations doit accomplir l'hôpital pour prodiguer les meilleurs soins possibles ?
    Forte d'une longue expérience clinique, Francesca Biagi-Chai s'adresse, de façon claire et rigoureuse, aux soignants, mais aussi aux patients et à leurs proches. En s'appuyant sur de nombreux cas, elle explique comment fonctionne l'« hospitalisation de jour » qu'elle a mise en place à l'hôpital Paul Guiraud, et qui constitue une avancée majeure. Une hospitalisation qui, paradoxalement, libère le patient de l'enfermement et, tout en respectant sa voie singulière, lui ouvre un « au-delà des murs ».

  • Les textes présentés dans ce volume viennent compléter la connaissance que le lecteur français peut ainsi acquérir de la théorie freudienne de la sexualité. Ce ne sont pas des textes synthétiques mais des articles brefs témoignant d'un état de la réflexion de leur auteur sur deux dimensions majeures : le monde des représentations sexuelles et l'exploration de la sexualité dans son rythme temporel.

  • Alcibiade a voulu subordonner socrate à l'objet de son désir à lui, alcibiade, qui est agalma, le bon objet.
    Comment ne pas reconnaître, nous analystes, ce dont il s'agit ? c'est dit en clair - c'est le bon objet que socrate a dans le ventre. socrate n'est plus là que l'enveloppe de ce qui est l'objet du désir. c'est pour bien marquer qu'il n'est que cette enveloppe, qu'alcibiade a voulu manifester que socrate est, par rapport à lui, le serf du désir, que socrate lui est asservi par le désir. le désir de socrate, encore qu'il le connût, il a voulu le voir se manifester dans son signe, pour savoir que l'autre, objet, agalma, était à sa merci.
    Or, c'est justement d'avoir échoué dans cette entreprise qui pour alcibiade le couvre de honte (...) c'est que devant tous est dévoilé dans son trait le secret le plus choquant, le dernier ressort du désir, qui oblige toujours dans l'amour à le dissimuler plus ou moins - sa visée est la chute de l'autre, a, en autre, a. (extrait du chapitre xii)

  • Le CNUP (Collège national des universitaires de psychiatrie), l'AESP (Association pour l'enseignement de la sémiologie psychiatrique) et le CUNEA (Collège universitaire national des enseignants d'addictologie) proposent la troisième édition du Référentiel de Psychiatrie et Addictologie, entièrement révisée et conforme au programme 2020.

    Ergonomique, clair et synthétique, ce référentiel est un instrument d'apprentissage, d'entraînement et d'auto-évaluation complet et pratique. Son objectif est de mettre à disposition des étudiants du DFASM (Diplôme de formation approfondie en sciences médicales) les connaissances nécessaires à leur préparation conformément au programme 2020, grâce à la hiérarchisation des connaissances : rang A (connaissances indispensables à tout médecin) et rang B (connaissances indispensables aux étudiants choisissant la spécialité dès le premier jour de leur internat).

  • Ce livre est une introduction claire et rigoureuse à l'oeuvre de jacques lacan.
    Il s'adresse non seulement au spécialiste, mais aussi au lecteur qui aborde pour la première fois la pensée du grand psychanalyste français. à travers des exemples cliniques, et dans un style vivant et dialogué, ces leçons introduisent immédiatement à l'essentiel de la théorie lacanienne : l'inconscient et la jouissance. les cinq leçons sont suivies de la conférence donnée par j.-d. nasio au séminaire de jacques lacan le 15 mai 1979.

empty