Sciences sociales / Société

  • Sans alcool

    Claire Touzard

    En France, on s'avoue rarement alcoolique. Quand on boit on est festif, irrévérent, drôle. Français. Un jour pourtant, Claire arrête de boire. Elle prend conscience que cet alcool, prétendument bon-vivant, est en vérité en train de ronger sa vie. Il noyaute ses journées, altère sa pensée, abîme ses relations. En retraçant son passé, elle découvre à quel point l'alcool a été le pilier de sa construction et de son personnage de femme.
    Sans alcool est le journal de son sevrage. Un chemin tortueux, parfois rocambolesque, à travers son intimité. Une quête de libération complexe, dans un pays qui sanctifie le pinard. L'autrice affronte son passé, l'héritage familial, le jugement des autres. Son récit interroge, au-delà de son expérience. Pourquoi boire est une telle norme sociale ? Alors qu'on lui a toujours vendu la sobriété comme le choix des cons et des culs bénis, elle réalise qu'on l'a sans doute flouée.
    Etre sobre est bien plus subversif qu'elle ne l'imaginait.

  • Dans ce livre, Boris Cyrulnik introduit et développe le concept de résilience, cette capacité qu'ont les êtres humains de se remettre des traumatismes psychiques les plus graves - agression, viol, torture, guerre, déportation - ou de se sortir des situations les plus désespérées, comme ces enfants qui hantent l'Amérique latine ou vivent dans des décharges d'ordures en Asie et qui finissent miraculeusement par savoir lire et écrire. Sur la base d'études de cas, Boris Cyrulnik montre comment les enfants, puis les adultes, se construisent dans l'adversité grâce à l'élaboration d'un récit intérieur. Ce livre nous conduit imperceptiblement à voir autrement les autres. Peut-être nous apprendra-t-il à les entendre malgré le vacarme du discours social convenu.

  • À l'heure où les questions de genre et d'identité sont de plus en plus présentes dans l'espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s'en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c'est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.
    Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s'emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d'empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l'objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c'est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu'il s'agit de questionner.

  • Les esthéticiennes détiennent les clés du bien-être et de l'apparence de celles - et ceux - qui ont recours à leurs services. Grâce à leur savoir-faire, elles embellissent les corps, les transforment en objets de fierté ou de séduction. Ces professionnelles de l'esthétique jouent aussi le rôle de psy, de coach, d'infirmière, d'assistante sociale, dans les instituts où elles travaillent, ces fabriques modernes de la beauté.

  • Un papillon bleu pour améliorer nos panneaux solaires ? Un martin-pêcheur pour optimiser le TGV japonais ? Des pommes de pin qui inspirent des architectes ? Du venin de mamba noir pour lutter contre la douleur ? Élucidera-t-on les secrets du sida et du cancer grâce aux koalas et aux requins ? Vivra-t-on bientôt plus longtemps grâce au rat-taupe nu ou aux méduses qui rajeunissent ?

    Le vivant s'adapte en permanence. Il possède des solutions infinies et extraordinaires. À nous de les découvrir avant qu'il ne soit trop tard. De les découvrir pour sauver la nature et pour nous sauver nous, les humains. Notre sauvegarde et la sienne, ensemble, sinon rien.

    La nature parle, écoutons-la !

    Des libellules aux nouvelles éoliennes, des pattes d'écrevisses aux prothèses de main bioniques : la bio-inspiration, au coeur de la recherche scientifique, économique et... écologique !

  • On ne se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.
    Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public.

  • Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d'hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quels sont les impacts de la crise migratoire ? Que faire face aux campements et aux enfants mendiants ? Que penser d'un objectif comme "zéro SDF" ? Toutes ces interrogations appellent moins de sensationnel et davantage d'examen rigoureux.
    C'est ce que propose Julien Damon dans cet ouvrage, par le biais d'un panorama des connaissances sur une population se trouvant au coeur des interrogations individuelles sur les évolutions sociales contemporaines comme au centre des interrogations collectives sur les priorités et l'efficacité des politiques publiques. Une lecture instructive sur un sujet essentiel.

  • Essai concis et incisif sur les racines historiques de l'establishment médical, Sorcières, sages-femmes et infirmières s'inscrit au coeur de la seconde vague féministe.
    Publié aux États-Unis en 1973, il est le fruit d'une indignation face aux maltraitances infligées aux femmes par le corps médical - diagnostics infondés, traitements aussi intensifs qu'hasardeux...
    Barbara Ehrenreich et Deirdre English, engagées dans le Mouvement pour la santé des femmes, s'interrogent alors sur la diabolisation des guérisseuses populaires au XVIe et au X VIIe siècle en Europe, à la mise à l'écart des sages-femmes au XIXe et à la construction du personnage de l'infirmière façon Florence Nightingale. À qui ont profité ces chasses aux « sorcières » issues des milieux populaires ? Et si, derrière cette professionnalisation forcée, se cachait une véritable monopolisation politique et économique de la médecine par les hommes de la classe dominante, reléguant peu à peu les femmes à la fonction subalterne d'infirmière docile et maternelle ?

  • 1981. Deux articles scientifiques décrivent 5 cas de malades à Los Angeles et 26 à New York : les premiers cas recensés d'une nouvelle maladie qu'on appellera bientôt le sida. Une maladie qui se transformera en véritable pandémie, touchant encore 38 millions de personnes.
    Ce livre ne raconte pas le sida. Il retrace certaines des luttes qu'il a engendrées en France, au plus près des personnes touchées, depuis l'effroi des premières années jusqu'à aujourd'hui. Les auteurs nous font entendre les voix des disparus, des survivants, des proches, des soignants, des militants, des chercheurs. Mêlant leurs témoignages à une riche documentation scientifique, cet ouvrage offre pour la première fois un panorama complet sur les différents fronts de la lutte contre le sida en France : l'urgence, le vécu de la maladie, le mouvement associatif, la santé publique, le soin et l'accompagnement, la recherche, la prévention. Une mobilisation extraordinaire qui a bouleversé de nombreuses vies, et plus largement la société.
    Ces regards croisés et les enseignements de cette lutte, toujours d'actualité, viennent éclairer notre époque troublée et nous aident à repenser une société en mal d'elle-même.

  • Et si on écoutait les femmes ?
    La violence thérapeutique faite aux femmes naît en même temps que la médecine moderne. Auparavant jugées comme sorcières, elles ont été qualifiées d'hystériques, de dépressives et, maintenant, de bipolaires. Pratiquée longtemps essentiellement par des hommes, la science médicale a enfermé les femmes dans ces catégories. Qu'il s'agisse de psychiatrie, de gynécologie, de médecine générale ou de toute autre forme de prise en charge, la relation thérapeutique est encore trop souvent sourde aux symptômes et à la souffrance des femmes.

    S'appuyant sur des situations cliniques, tirées des archives médicales et de son expérience de psychiatre et psychanalyste, Thierry Delcourt retrace l'histoire de ces violences afin d'éclairer sur les conditions d'un soin respectueux. Il ne s'agit pas d'un procès de la médecine actuelle dont les progrès sont fascinants, ni des soignants qui tentent de soulager les patientes. Il s'agit de permettre que les femmes se libèrent des mauvais traitements qu'elles subissent encore quand la maladie les place en posture de faiblesse, quand des thérapeutes n'écoutent pas leur parole.

  • Ce guide est un véritable manuel de survie pour tous les professionnels confrontés à des situations qui les dépassent parfois ou qui posent question. L'auteure s'appuie sur les neurosciences pour balayer de nombreuses idées reçues et livrer des outils précieux. Son approche empathique et bienveillante permettra au lecteur de mieux vivre cet accompagnement de tous les instants.

  • La vocation des médecins est de soigner ? « Guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours ». Alors pourquoi certains médecins sont-ils maltraitants ? Discrimination, jugements de valeurs, violence verbale et physique, gestes imposés ou archaïques, ces brutes en blanc enfreignent la déontologie et la loi. Martin Winckler décrit ici les rouages de la maltraitance médicale et les moyens de s'en protéger.

  • Peste, lèpre, variole, syphilis, typhus, choléra, tuberculose, grippe espagnole, polio, sida... Les épidémies ont jalonné l'histoire de l'Occident et marqué des tournants dans l'évolution de ses sociétés. Aujourd'hui encore, nous n'en sommes pas épargnés : personne n'avait anticipé la crise sanitaire liée à la Covid-19. Et certains annoncent déjà un « monde d'après », changé par le coronavirus.
    Dans cet ouvrage, Henri Deleersnijder retrace l'histoire de ces grandes épidémies, en mettant en lumière leurs divers impacts. De la peste à la Covid-19, il décortique les mécanismes de chacune d'entre elles et décrit les bouleversements socio-politiques qu'elles ont produits. De plus, l'auteur s'attache à faire des parallèles entre les crises sanitaires du passé et l'actuelle, nous invitant ainsi à prendre du recul et à mieux appréhender celle-ci.
    Une compréhension historique des grandes épidémies et de leur fonctionnement, pour mieux aborder les jours à venir.

  • Rencontres fortuites, échanges de paroles, de regards, de coups, de mimiques, de mots, actions et réactions, stratégies furtives et rapides, combats ignorés de ceux-là mêmes qui se les livrent avec l'acharnement le plus vif, telle est la matière première qui constitue l'objet, inhabituel, de la présentation de soi.
    Pour ordonner ces miettes de vie sociale - résiduelles pour la sociologie canonique qui les néglige - sur lesquelles il concentre l'attention la plus minutieuse, goffman prend le parti de soumettre à l'épreuve de l'explicitation méthodique une intuition du sens commun : le monde est un théâtre. le vocabulaire dramaturgique lui fournit les mots à partir desquels il construit le système des concepts propre à abstraire de la substance des interactions quotidiennes, extérieurement dissemblables, les formes constantes qui leur confèrent stabilité, régularité et sens.
    Ce faisant, goffman élabore dès la présentation de soi, son premier livre, les instruments conceptuels et techniques à partir desquels s'engendre une des oeuvres les plus fécondes de la sociologie contemporaine et qui sont peut-être aussi au principe de la constitution des catégories fondamentales d'une nouvelle école de pensée : en rompant avec le positivisme de la sociologie quantitative en sa forme routinisée et en s'accordant pour tâche de réaliser une ethnographie de la vie quotidienne dans nos sociétés, la présentation de soi peut être tenu pour un des ouvrages qui sont au fondement du courant interactionniste et, plus généralement, de la nouvelle sociologie américaine.

  • Personne ne pensait une pandémie envisageable dans nos sociétés modernes. Une « crise sanitaire d'ampleur » a pourtant provoqué sur le plan international un phénomène de déstabilisation et d'effondrement en jeu de dominos. Il convenait d'inventer des réponses immédiates, concrètes et agiles.
    C'est au coeur de la crise, devant les lendemains incertains, quand le surplus d'informations condamnait au silence toute analyse, qu'une équipe de cent chercheurs rassemblés autour de l'éthicien Emmanuel Hirsch a décidé d'engager la réflexion. De la philosophie à l'anthropologie, de l'économie à l'épidémiologie, de la sociologie aux sciences politiques, ils retracent pour nous ce qu'est l'expérience d'un inattendu qu'il nous faut désormais penser, intégrer et surmonter ensemble.
    L'urgence politique actuelle consiste à créer les conditions favorables aux approfondissements, aux concertations et aux arbitrages. Une crise sociale sans précédent pourrait constituer l'autre rebond de cette menace pandémique. Comment décider de choix vitaux ?
    Un livre incisif, au coeur de l'engagement, décisif pour comprendre, anticiper, se mobiliser et relever les défis d'une pandémie ou de toute autre crise sanitaire à venir.

  • Des couloirs transformés en hébergements de fortune, des personnels de santé au bord de la crise de nerfs, des mobilisations récurrentes, nombreux sont les signes d'une période éprouvante pour l'hôpital public. Pourtant, aux protestations réclamant des moyens supplémentaires, les différents gouvernements et experts des systèmes de santé répondent que le problème de l'hôpital n'est en rien financier mais organisationnel et qu'il suffirait de repenser sa place dans le système de santé, son organisation et ses missions. L'hôpital serait en crise, il faudrait en réformer le mode de gestion afin de le rendre économiquement performant et de répondre aux « attentes » des « usagers ».
    Contre cette vision sommaire et simplificatrice, cet ouvrage décrypte la fabrication des différentes « crises » de l'hôpital public, dans leurs dimensions financière, organisationnelle et territoriale. A partir de plusieurs enquêtes sur les personnels hospitaliers et les conditions d'exercice de leur métier, il montre que les réformes entreprises depuis les années 1980 ont progressivement fragilisé l'organisation des soins au point d'en interroger aujourd'hui la pertinence et de promouvoir l'« innovation » comme remède miracle aux maux hospitaliers. Cette superposition de crises implique ainsi différentes façons de dire les problèmes et par là, les solutions à apporter. Derrière ces lectures concurrentielles et parfois antagonistes se joue en fait la conception même du rôle et de la place de l'hôpital public. Un débat démocratique qu'il est temps d'engager.

  • Agences régionales de santé, franchises, parcours de soin, limitation des arrêts de travail... Les gouvernements accumulent les mesures et pourtant le déficit de l'assurance-maladie continue d'exister. Peut-on maîtriser l'augmentation des dépenses de santé ? Pourquoi ces dépenses augmentent-elles partout, et plus vite dans certains pays (États-Unis, France, Allemagne) que dans d'autres (Grande-Bretagne, Suède) ?
    Toutes les réformes des systèmes de santé doivent arbitrer entre quatre objectifs souvent contradictoires que cet ouvrage analyse : assurer la viabilité financière des systèmes, mais aussi l'égal accès aux soins, la qualité de ceux-ci, enfin la liberté et le confort des patients et des professionnels. Les dernières mesures décidées en France semblent abandonner progressivement l'idée d'une médecine de ville solidaire au profit des trois autres objectifs.

  • Cet ouvrage représente l'aboutissement d'une recherche constante dans l'oeuvre de goffman : décrire de façon quasi grammaticale ce qui constitue l'étoffe de la société (de toute société), les rapports entre les gens.
    De même que la phrase : " auriez-vous du feu ? " obéit à des règles grammaticales strictes que le locuteur est obligé d'appliquer s'il veut se faire comprendre (et qu'il applique sans y penser) de même les comportements " interpersonnels " alors manifestés (façon de s'approcher, mouvements réciproques du regard, forme de l'adresse - " vous ", " monsieur ", etc.) sont régis par des règles rituelles auxquelles il faut se conformer si l'on ne veut pas choquer.
    Il y a pourtant une différence, que goffman souligne à plusieurs reprises : si les règles linguistiques forment une grammaire, les règles rituelles constituent un " ordre ". et l'ordre social, à la différence d'une grammaire, n'est pas au-delà de l'éthique, car il n'est pas simplement un code fonctionnel, mais il traduit aussi des rapports de domination et de profit. il s'ensuit que " mal " se comporter à une tout autre dimension que " mal " parler (au sens de faire des " fautes " de syntaxe).
    C'est cette dimension proprement politique du comportement inter-individuel qui se découvre progressivement au long des sept articles qui composent le livre et qui se complètent en un cheminement du plus simple au plus complexe, du plus extérieur au plus intériorisé.

  • Fatigue, inhibition, insomnie, anxiété, indécision : la plupart des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sont aujourd'hui assimilées à de la dépression.
    Croisant l'histoire de la psychiatrie et celles des modes de vie, Alain Ehrenberg suggère que cette " maladie " est inhérente à une société où la norme n'est plus fondée sur la culpabilité et la discipline, mais sur la responsabilité et l'initiative ; elle est la contrepartie de l'énergie que chacun doit mobiliser pour devenir soi-même. Et si la dépression était surtout le révélateur des mutations de l'individu ? " Cet ouvrage s'inscrit parmi les meilleurs travaux actuels qui cherchent à cerner le visage et la psychologie de l'homme des sociétés occidentales développées.
    " La Quinzaine littéraire. " Un ouvrage qui dérange les conformismes. " Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur. " Ce livre devrait être sur le chevet de tout psychiatre. " Synapse.

  • Trente ans après L'Amour en plus, le naturalisme - qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel - revient en force.
    À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l'obstacle. Si plus d'un quart des Allemandes restent sans enfant, c'est qu'elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu'on la leur impose. Pour l'heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Tiendront-elles tête aux injonctions des « maternalistes » soutenus par les plus respectables institutions ? Jusqu'à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?Élisabeth Badinter met le doigt sur de vraies questions et fait mouche.
    Weronika Zarachowicz, Télérama.

  • La violence dans le couple a longtemps été considérée comme une affaire ne concernant que les seuls adultes. Des études internationales ont cependant prouvé qu'elle avait également de graves conséquences sur le développement physique et psychologique de l'enfant témoin.
    Les agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques et économiques, créent un climat de vie marqué au quotidien par l'insécurité et l'instabilité. Au coeur d'enjeux familiaux, sociaux et judiciaires, l'enfant se trouve, dès son plus jeune âge, menacé dans son développement.
    Les implications psychologiques et médicales de la violence conjugale posent la question de la protection de l'enfant : faut-il parler d'une forme de maltraitance ? Quelles sont les réponses en France au plan social, judiciaire, thérapeutique et politique ? Comment le problème est-il abordé par les autres pays européens ?
    Conçu pour les professionnels de la santé, de la justice, de l'éducation, du secteur social et médico-social, cet ouvrage fait le point sur les connaissances actuelles et définit des axes de réflexion pour améliorer notre réponse aux besoins de ces enfants.
    Nouvelle édition intégrant les récentes évolutions législatives.

  • Aujourd'hui, plutôt que de redonner au sommeil sa place légitime, on le sacrifie sur l'autel du travail, ou on le dresse à coups de mélatonine et de somnifères. Des millions de personnes luttent chaque jour contre un manque de sommeil chronique qui les épuise, use leur organisme et menace leur santé : 20 % de la population française perd ainsi chaque nuit 90 minutes de sommeil. Pour y remédier, une seule solution : dormir. Et dans nos sociétés suractives, un seul antidote, qui plus est naturel : la SIESTE.

  • Les signaux d'alerte se multiplient sur les catastrophes écologiques. La valeur de ces signaux n'est pas régie par le critère de la vraie ou de la fausse alerte, ni par le principe du bon ou du mauvais gouvernement, mais par l'attractivité du signal, c'est-à-dire sa capacité à susciter l'attention et l'intérêt de ceux qui le reçoivent.
    En s'appuyant sur une étude des sentinelles des pandémies dans les sociétés asiatiques, Frédéric Keck montre que les territoires qui émettent des signaux d'alerte, comme Hong Kong, Taïwan ou Singapour, ont entre eux des relations de compétition et de collaboration analogues à celles des oiseaux qui concourent pour alerter sur la présence d'un prédateur. Dans cette émulation, où les pays échangent des informations pour prendre les mesures les plus rapides, se joue une nouvelle forme de solidarité globale et de justice sociale.
    Pour prendre la mesure de ce phénomène, l'auteur propose une lecture de quelques penseurs des signaux d'alerte (Claude Lévi-Strauss, Amotz Zahavi, Anna Tsing) ; puis une histoire des grandes crises sanitaires depuis vingt ans ; enfin, une approche de certaines oeuvres d'art (romans, films, expositions), qui nous préparent aux prochaines crises en faisant travailler notre imaginaire.

  • Permettre une meilleure compréhension des processus psychiques pour pallier l'angoisse de mort constitue l'objectif de ce livre qui aborde chacune des phases de la maladie grave et décrit avec précision les réponses à apporter au bouleversement psychique de chacun des protagonistes : le patient, les proches et les soignants.
    L'auteur s'est appuyé sur de nombreuses situations cliniques concrètes pour analyser la multiplicité des interrelations face à la mort. La première partie, consacrée à la naissance des souffrances, fait l'inventaire des principaux mécanismes de défense des soignants et des patients. La seconde partie traite du travail psychique à mener par les proches et par le malade confrontés à la mort inéluctable.
    La troisième partie aborde la dynamique soignants-soignés et définit la collaboration thérapeutique à instaurer pour tenter d'apprivoiser la mort.
    Destiné à toutes les professions médicales et paramédicales, mais aussi aux familles confrontées à la fin de vie d'un proche, cet ouvrage illustre avec une extrême justesse les principales difficultés à vaincre dans l'accompagnement thérapeutique.

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